Surfkite trip au Cap Vert

L'hiver est rude sous notre latitude, surtout cette année.
Il était donc particulièrement opportun
de descendre vers le sud...
Pour surfer au chaud.
L'île de Sal, la plus au nord des îles de l'Archipel du Cap Vert est idéalement placée pour répondre à un tel programme, à cette période de l'année. Il faut y ajouter la douceur de vivre, la musique et le Carnaval.
Mathieu (Rider O'také et Moniteur BPJEPS) et Arnaud (Moniteur BPJEPS de Lacanau) ont eut la bonne idée de se mettre au «vert» de décembre à la mi-mars, histoire de ne pas louper la moindre session de la Pointe Noire, (Ponta Preta en Criolo), tout en s'attardant sur les autres spots (Punta Lemé-Bedge, Kitebeach, Punta Sino).
Pas question pour ces deux adeptes du strapless de louper une vague, quitte à arpenter en chaussons, toutes les plages de ce cailloux à la dimension d'Oléron Island.
Une fois sur place, les deux compères prennent conscience de leur chance tandis qu'Oléron se «cryogénise». Ils n' oublient pas pour autant les copains, prévenant, via la toile, de la possibilité de les rejoindre à Santa Maria.

Nous serons quelques-uns à saisir l'opportunité, afin de ne pas les laisser prendre seul les vagues du Carnaval Criolo : Antoine (rider O'také), Anne-So et Fred (créateurs de la marque Lidearth), Charly (Gliss Evolution La Baule), ma pomme (O'také too), tous adeptes de la même religion de la vague.
Pas trop de question à se poser pour le climat : la température oscille entre 20 et 30°C, le vent varie de nord à nord/est, en venant du désert Mauritanien. Il est bien présent pendant tout l'hiver, connectant avec les alizés, sans être trop puissant.
C'est plus pour la houle qu'il faut réfléchir un peu afin de ne pas louper le bon spot et ne pas payer, pour rien, les 15 € du Pick-Up indispensable.
Compte tenu de sa configuration géographique (Sal est une île de l'Atlantique située à 800 km de Saint-Louis du Sénégal), la houle y est évidement présente mais avec une orientation souvent indépendante de celle du vent. Un grand nombre de spots peuvent fonctionner sur l'île mais rarement en même temps. J'ai envie de dire comme sur Oléron... avec un spot quand même très particulier, puisqu'il peut produire l'une des plus belles vagues au monde: Ponta Preta, au sud/ouest de l'île.
Il y a 30 ans cette île était quasi-désertique. Il faut croire que les disciples de l'américain Josh Angulo venu défleurer cette fameuse vague en windsurf, on fait des petits, entrainant derrière eux un développement touristique plus ou moins éco-responsable qui se concentre essentiellement sur la Ville de Santa-Maria.
La vague de Ponta n'est pas simple... Mathieu nous décrit sa façon de l'aborder : «elle n'est pas tendre et ne fait pas de cadeaux, tu dois t'y montrer humble. A chaque session, tu passes énormément de temps pour la comprendre. Parfois, le vent y est trop de terre pour te permettre d'engager des bons bottoms, l'orientation nord-nord/est est plus favorable. Par ailleurs, quand ça rentre gros sur certaines séries, c'est rapide et raide a la fois. La remontée au pic peut être longue, il faut partir parfois assez loin au large, la moindre erreur peut être alors fatale. Le top est de ne pas louper les jours à 1,5/2 mètres, avec un vent bien orienté...».

… Sinon, il faut demander à Mitu Monteiro, le maître des lieux...
Pour ne pas mentir, Punta peut s'avérer d'une puissance extraordinaire comme on a eu l'occasion de le voir le matin du 9 février 2010, tout le team F-one était là, sous tension, en train de tourner les «grosses» images du film promotionnel «Manera».
Ça n'est pas tout à fait par hasard qu'Anne-So et Fred, les développeurs de la marque Lidearth étaient présents pour y tester la Bliss, l'aile de vagues de leur marque. Il s'agit d'une aile accessible qui redécolle bien, et qui tourne d'un rien sur l'oreille. Ils se sont fait un plaisir de nous faire essayer toute leur gamme, Fred démontrant sur un Ponta Preta bien gras qu'elle répond idéalement aux exigences du surf en kite.

Ne cachons pas que la plupart du temps, c'est quand même à Kitebeach que les conditions sont les plus abordables avec un vent side-on et des vagues moyennes plus propices à la convivialité ou à la surpopulation (selon votre propre appréciation).
N'oublions pas que la vie après le kite est largement possible au Cap Vert et plus particulièrement pendant le Carnaval...
Bien sûr, il y a le Kalema, le Chill Out où vous pouvez siroter une Caîpirinha sur des airs de Funana ou de Samba Brésilienne, mais il y au aussi le très bon café (local), la bière Strela, les Grogs ou le Ponche (mention spéciale pour celui de Miss Biffana...).
Et puis... Il y a le Carnaval...

Quelques détails importants pour partir au Cap Vert :
Pour le transport des surfs, avec la TAP, vous en aurez pour 37 €uros ou 75 €uros par aller, c'est selon... ! Prévoyez de signaler ce bagage hors gabarit quelques jours avant et ne pointez pas en retard à l'embarquement.
Veillez à demander un visa quinze jours au moins avant de partir au Consulat du Cap Vert à Marseille. - http://consulatcv-marseille.site.voila.fr/
La monnaie locale, l'Escudo Cap Verdien, est relativement stable. L'€uro est utilisé couramment par les Cap Verdiens - 100 escudos = 1 € (les calculs sont donc faciles). Vous pouvez utilisez les cartes Visa et Mastercard aux distributeurs, mais plus rarement dans les restaurants ou les hôtels.
Les taxis ou les pick-up sont les modes de déplacement les plus fiables sur Sal : 1 €, le taxi collectif en journée, pour se rendre à Espargos par exemple, 10 € pour aller à Kite-beach en taxi simple sur de la piste, 15 € en Pick-up pour Ponta Preta.
(assez modique compte tenu du service rendu et du tarif des carburants identiques aux tarifs Français).
Bom Viaje... !!!!
E.F.



